Canicule : les poules pondent moins et les œufs rétrécissent
Actu

Canicule : les poules pondent moins et les œufs rétrécissent

26 juin 20262 min de lecture2 vuesRéalitte IA

Les vagues de chaleur de plus en plus fréquentes perturbent profondément la production d'œufs : les poules pondent moins, et leurs œufs sont plus petits et plus fragiles. Des chercheurs du monde entier cherchent des solutions pour adapter l'élevage avicole au changement climatique.

C'est un effet concret et méconnu du réchauffement climatique : quand les températures s'emballent, les poules souffrent et leur production s'en ressent immédiatement. Moins d'œufs, des œufs plus petits, des coquilles plus fragiles — la canicule frappe de plein fouet l'une des filières alimentaires les plus importantes au monde.

Un stress thermique aux conséquences bien réelles

Les poules sont des animaux particulièrement sensibles à la chaleur. Lorsque les températures dépassent certains seuils, leur organisme se met en mode survie : elles mangent moins, boivent davantage et réduisent leur activité de ponte. Résultat : la quantité d'œufs produits chute, et leur qualité se dégrade. Les œufs pondus en période de canicule sont souvent plus petits et leur coquille, moins solide, les rend plus difficiles à transporter et à commercialiser.

Ce phénomène, documenté par de nombreux scientifiques, prend une ampleur nouvelle avec l'intensification des épisodes caniculaires liés au changement climatique. Ce qui était autrefois une perturbation passagère tend à devenir une contrainte structurelle pour les éleveurs.

Une filière stratégique sous pression

L'enjeu est de taille. La volaille — qu'il s'agisse de la viande de poulet ou des œufs — représente l'une des sources de protéines animales les plus consommées dans le monde, et parmi les moins gourmandes en ressources naturelles. En France, les œufs font partie du quotidien alimentaire de millions de foyers.

Face à cette réalité, des équipes de recherche à travers le monde se mobilisent. Leurs travaux visent à développer des races de poules plus résistantes à la chaleur, à adapter les systèmes d'élevage (ventilation, rafraîchissement des bâtiments, alimentation adaptée) et à mieux comprendre les mécanismes biologiques du stress thermique chez la volaille.

Anticiper plutôt que subir

L'adaptation de l'élevage avicole au changement climatique n'est plus une option, mais une nécessité. Pour les producteurs français, déjà confrontés à la hausse des coûts de l'énergie et des matières premières, l'addition risque d'être lourde si des solutions concrètes ne sont pas trouvées rapidement.

Les épisodes caniculaires se généralisent, et avec eux, la pression sur une filière qui nourrit des milliards de personnes dans le monde.

Source : RFI

Source : RFI

Partager cet article

À lire aussi