Festival Gnaoua 2026 : Richard Bona enflamme Essaouira
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Festival Gnaoua 2026 : Richard Bona enflamme Essaouira

27 juin 20262 min de lecture2 vuesRéalitte IA

La 27e édition du festival Gnaoua d'Essaouira s'est achevée ce samedi 27 juin au Maroc, avec le bassiste camerounais Richard Bona en tête d'affiche devant 50 000 spectateurs. Un rendez-vous musical qui continue de faire vivre la tradition gnaoua en la confrontant aux musiques d'Afrique et du monde.

Chaque année, la ville d'Essaouira, sur la côte atlantique du Maroc, se transforme en capitale mondiale de la musique gnaoua. Pour cette 27e édition, le festival a tenu toutes ses promesses, rassemblant des dizaines de milliers de festivaliers autour d'une programmation qui mêle authenticité et fusion artistique.

Richard Bona, prince de la basse, subjugue la grande scène

Venu du Cameroun, Richard Bona est l'une des figures les plus respectées du jazz et de la musique africaine contemporaine. Devant une foule estimée à 50 000 personnes massées sur la place Moulay Hassan, le musicien a livré un concert intense, tissant des ponts sonores entre l'Afrique centrale et les traditions musicales du monde entier. Sa maîtrise de la basse, reconnue à l'échelle internationale, a électrisé une scène déjà chargée d'émotion.

La tradition gnaoua à l'épreuve du dialogue des cultures

Au-delà des grandes têtes d'affiche, le festival Gnaoua est avant tout le théâtre de rencontres inédites entre les maâlems — les maîtres de la musique gnaoua marocaine — et des artistes venus d'horizons lointains. Cette édition 2026 a notamment mis en lumière un duo surprenant : un mâalem marocain face à une chanteuse éthiopienne, deux héritages musicaux africains qui, rarement, se croisent sur une même scène.

Le festival marocain a permis à la tradition gnaoua de ne pas s'éteindre à petit feu, en l'ouvrant à des collaborations qui renouvellent son souffle sans trahir ses racines.

Un festival vital pour un patrimoine vivant

Classée au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO depuis 2019, la musique gnaoua puise ses origines dans les communautés d'Afrique subsaharienne déportées au Maroc au fil des siècles. Elle mêle chant, percussions et rituels spirituels. Sans le festival d'Essaouira, créé en 1998, cette tradition risquait de disparaître dans l'indifférence. Aujourd'hui, il est devenu l'un des rendez-vous culturels majeurs du continent africain, attirant chaque année des artistes et des publics du monde entier.

Source : RFI

Source : RFI

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