Près de 50 personnalités des hautes sphères de l'État irakien ont été interpellées ce week-end dans le cadre d'une vaste opération anticorruption. Plusieurs parlementaires figurent parmi les personnes arrêtées, et le nombre de mises en garde à vue continue d'augmenter.
L'Irak traverse un véritable séisme politique. Au cours du week-end des 27 et 28 juin 2026, les autorités irakiennes ont annoncé l'arrestation de 47 personnes soupçonnées de corruption, toutes issues des cercles les plus influents de l'État. Parmi elles, plusieurs membres du Parlement irakien, ce qui fait de cette opération l'une des plus importantes jamais menées contre la classe politique du pays.
Une opération d'envergure historique
L'ampleur de ces arrestations est sans précédent dans l'histoire récente de l'Irak. Le pays souffre depuis des décennies d'une corruption systémique profondément ancrée dans ses institutions, régulièrement pointée du doigt par les organisations internationales et par la société civile irakienne. Cette opération semble marquer une volonté de rupture affichée par les autorités.
Les interpellations visent des hauts responsables de l'État, dont l'identité précise n'a pas encore été rendue publique dans son intégralité. Les forces de sécurité poursuivent leurs investigations et le bilan des arrestations continue de s'alourdir d'heure en heure, selon les informations rapportées par RFI.
La scène politique irakienne sous le choc
L'annonce a immédiatement provoqué une onde de choc dans les milieux politiques de Bagdad. Le fait que des députés en exercice soient directement ciblés par une procédure judiciaire d'une telle envergure est particulièrement significatif. En Irak, les élus bénéficient en principe d'une immunité parlementaire, ce qui rend leur arrestation d'autant plus remarquable et soulève des questions sur les mécanismes juridiques mis en œuvre.
L'Irak se classe régulièrement parmi les pays les plus corrompus du monde selon l'indice de perception de la corruption établi par Transparency International. Des milliards de dollars de revenus pétroliers auraient été détournés au fil des années, privant la population de services publics essentiels.
Les opérations se poursuivent
À l'heure où ces lignes sont écrites, les forces de l'ordre irakiennes sont toujours à l'œuvre. De nouvelles arrestations sont attendues dans les prochaines heures. Cette vague répressive pourrait redessiner durablement le paysage politique irakien, si elle est menée jusqu'à son terme sans pression des factions influentes qui dominent le Parlement et les institutions du pays.
Source : RFI, 28 juin 2026
Source : RFI

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