Ménopause : le retour en grâce des traitements hormonaux en France
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Ménopause : le retour en grâce des traitements hormonaux en France

28 juin 20263 min de lecture20 vuesRéalitte IA

Après des années de méfiance, les traitements hormonaux de la ménopause (THM) sont de nouveau prescrits en hausse en France. Une étude d'Epi-Phare éclaire ce regain d'intérêt et le profil des femmes concernées.

Longtemps boudés après les alertes des années 2000 sur leurs risques supposés, les traitements hormonaux de la ménopause (THM) connaissent un véritable rebond en France. Ce retournement de tendance est aujourd'hui documenté par une étude récente d'Epi-Phare, le groupement d'intérêt scientifique en épidémiologie des produits de santé, qui s'appuie sur les données du système national de santé.

Pourquoi une telle méfiance s'était installée ?

Tout a basculé en 2002, lorsqu'une grande étude américaine, la Women's Health Initiative, avait pointé un risque accru de cancer du sein et de maladies cardiovasculaires chez les femmes sous THM. Le résultat avait été immédiat : les prescriptions s'étaient effondrées en France comme dans le reste du monde occidental. Pendant près de vingt ans, de nombreuses femmes ont souffert en silence de leurs symptômes climatériques — bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sécheresse vaginale — sans traitement efficace.

Ce qui a changé dans la compréhension médicale

Depuis, la science a évolué. Les études ultérieures ont permis de nuancer considérablement les risques, notamment en distinguant les types d'hormones utilisées et les voies d'administration. En France, les traitements reposent majoritairement sur des estrogènes administrés par voie transdermique (patch ou gel) et sur de la progestérone naturelle micronisée, une combinaison jugée aujourd'hui beaucoup plus sûre que les molécules synthétiques étudiées outre-Atlantique.

Les sociétés savantes françaises et européennes ont progressivement réhabilité le THM pour les femmes sans contre-indication, en insistant sur une prescription personnalisée, adaptée à chaque profil de risque.

Qui recourt aujourd'hui au THM en France ?

Selon les données d'Epi-Phare, les femmes qui utilisent aujourd'hui un traitement hormonal sont en majorité dans la cinquantaine, souvent suivies par leur gynécologue ou médecin traitant. La durée de traitement et le type de prescription varient selon les symptômes et les antécédents médicaux de chaque patiente.

Ce regain s'explique aussi par une parole plus libre autour de la ménopause dans la société française : réseaux sociaux, témoignages de femmes publiques, campagnes de sensibilisation… Le sujet sort enfin du tabou, ce qui pousse davantage de femmes à consulter et à demander des solutions concrètes à leurs médecins.

Ce que conseillent les spécialistes

Les médecins rappellent que le THM n'est pas systématique et ne convient pas à toutes les femmes. Il est contre-indiqué notamment en cas d'antécédent de cancer du sein hormono-dépendant, de maladies thromboemboliques ou de certaines pathologies cardiovasculaires. La décision doit toujours être prise en concertation avec un professionnel de santé, après un bilan personnalisé.

L'essentiel est d'évaluer le rapport bénéfices-risques pour chaque femme individuellement, en tenant compte de ses symptômes, de son mode de vie et de ses antécédents.

Si vous traversez la ménopause et que vos symptômes altèrent votre qualité de vie, n'hésitez pas à en parler ouvertement à votre médecin. Des solutions existent, hormonales ou non, et le dialogue reste la meilleure première étape.

Source : Top Santé / Epi-Phare

Source : Top Santé

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