Abidjan sous les eaux : vivre avec la peur des inondations
Actu

Abidjan sous les eaux : vivre avec la peur des inondations

29 juin 20262 min de lecture12 vuesRéalitte IA

À Abidjan, chaque saison des pluies tourne au cauchemar pour des milliers d'habitants. Dans le quartier Jean-Folly, à Port-Bouët, la pluie n'est plus une bénédiction mais une menace permanente.

Quand la pluie devient l'ennemi du quotidien

Depuis plusieurs semaines, de fortes pluies s'abattent sur Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire. Pour les habitants des quartiers dits « à risque », chaque averse est synonyme d'angoisse. Routes submergées, maisons envahies par les eaux, biens emportés par les crues : le scénario se répète d'une saison à l'autre, sans que les solutions durables se fassent vraiment sentir sur le terrain.

Jean-Folly, un quartier à bout de nerfs

Le quartier Jean-Folly, situé dans la commune de Port-Bouët, illustre à lui seul la vulnérabilité de toute une frange de la population abidjanaise. Selon un reportage de RFI, les résidents y vivent désormais au rythme des alertes météo, gardant en mémoire les catastrophes des années précédentes.

« On ne sait pas où aller ni comment faire »
résume, dans un souffle d'impuissance, l'état d'esprit de nombreux habitants interrogés sur place.

Une vulnérabilité structurelle persistante

Le problème n'est pas nouveau. Abidjan, ville de plus de 5 millions d'habitants, est régulièrement frappée par des inondations meurtrières lors de la saison des pluies, qui s'étend généralement d'avril à juillet. L'urbanisation rapide et souvent informelle, le manque de réseaux d'assainissement adaptés et l'occupation de zones inondables contribuent à aggraver la situation année après année. Pour des milliers de familles parmi les plus précaires, il n'existe tout simplement pas d'alternative au maintien dans ces zones à haut risque.

La saison des pluies 2026 ravive donc les mêmes craintes, les mêmes images, et surtout le même sentiment d'abandon face à une catastrophe qui semble inévitable.

Source : RFI

Partager cet article

À lire aussi