Après la fermeture de climat.gov par l'administration Trump, 80 chercheurs bénévoles ont lancé climat.us pour continuer à diffuser des données scientifiques fiables sur le changement climatique. Une résistance organisée face à la censure politique.
L'administration Trump avait cru mettre fin à l'accès public aux données climatiques en fermant climat.gov, le portail officiel de la NOAA — l'Agence américaine d'étude de l'océan et de l'atmosphère, équivalent américain de Météo-France pour la recherche climatique. Mais la communauté scientifique ne s'est pas laissé faire.
Un site alternatif, né de la résistance
Quatre-vingts scientifiques bénévoles ont uni leurs forces pour lancer climat.us, un nouveau portail indépendant dédié à la diffusion de données et d'explications validées par la science sur le changement climatique. L'objectif est clair : garantir que l'information climatique reste accessible au grand public, quels que soient les choix politiques de l'administration en place.
Une attaque systématique contre la science du climat
La fermeture de climat.gov n'est pas un acte isolé. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, son administration multiplie les restrictions sur la publication et l'accès aux données environnementales fédérales. Des chercheurs ont été licenciés, des rapports scientifiques retirés, et des agences comme la NOAA ou l'EPA (Agence de protection de l'environnement) ont vu leurs budgets et leurs missions drastiquement réduits.
Le site climat.us veut garantir la diffusion de données et d'explications validées par la science sur le changement climatique, indépendamment de tout changement politique.
Un signal fort pour la communauté internationale
Pour les lecteurs français et européens, cette initiative prend une signification particulière : elle illustre jusqu'où peut aller le déni politique face à l'urgence climatique, et la nécessité pour la société civile et les chercheurs de prendre le relais des institutions défaillantes. Alors que l'Europe maintient ses engagements climatiques, les États-Unis sous Trump s'en éloignent délibérément — et ce sont leurs propres scientifiques qui sonnent l'alarme.
Source : RFI
Source : RFI

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