Afrique du Sud : qui sont les groupes derrière les marches anti-migrants ?
Actu

Afrique du Sud : qui sont les groupes derrière les marches anti-migrants ?

1 juillet 20262 min de lecture3 vuesRéalitte IA

Le 30 juin 2025, des milliers de Sud-Africains ont manifesté dans plusieurs grandes villes contre l'immigration illégale. Derrière ces mobilisations, des organisations xénophobes structurées ont posé un ultimatum aux étrangers en situation irrégulière.

Des marches massives dans tout le pays

Johannesburg, Pretoria, Durban… Le 30 juin, des milliers de Sud-Africains sont descendus dans les rues pour exprimer leur opposition à l'immigration illégale. Ces manifestations s'inscrivent dans une résurgence inquiétante de violences xénophobes qui secoue l'Afrique du Sud depuis plusieurs semaines.

Un ultimatum lancé aux migrants

Plusieurs organisations anti-migrants ont fixé la date du 30 juin comme ultimatum, sommant les étrangers en situation irrégulière de quitter le territoire sud-africain. Mais dans les faits, la xénophobie ne distingue pas toujours entre migrants légaux et illégaux : les violences ciblent les ressortissants africains en général, quelle que soit leur situation administrative.

Une montée de tension structurée

Ce mouvement n'est pas spontané. Derrière ces manifestations, des groupes organisés portent un discours nationaliste et anti-immigré, qui trouve un écho dans un contexte de chômage massif et de pauvreté persistante en Afrique du Sud. Le pays affiche l'un des taux de chômage les plus élevés au monde, ce qui alimente les tensions entre populations locales et communautés étrangères.

« Le pays connaît une résurgence de violence xénophobe, ciblant les migrants africains, qu'ils soient dans le pays légalement ou non. » — RFI

Un phénomène récurrent en Afrique du Sud

Ce n'est pas la première fois que l'Afrique du Sud est le théâtre de violences xénophobes d'ampleur. En 2008 et en 2019, des vagues similaires avaient fait des dizaines de morts et des milliers de déplacés. Les migrants zimbabwéens, mozambicains, nigérians ou somaliens sont souvent pris pour cibles. Les autorités sud-africaines sont sous pression pour répondre à la fois aux revendications sociales de leur population et à leurs obligations internationales en matière de protection des droits des migrants.

Source : RFI

Partager cet article

À lire aussi

Afrique du Sud : les groupes derrière les marches anti-migrants | Réalitte